Un exemple d'organisation de la connaissance à partir d'un événement : I HAVE A DREAM ...Découvrir et appendre sans les GAFA

ORGANISER LA CONNAISSANCE

                  Opus rédigé suite aux débats qui ont suivi la projection du film

                                         "Les Media, le Monde et Moi" !

  J’ai eu le plaisir de partager la projection de ce documentaire à Bruxelles le 15 mars dernier avec un public attentif à cette problématique ! Un vrai plaisir !

            Je partage vraiment l’analyse que vous développez ! « les conditions de fabrication de l'information rendent souvent difficile le traitement de la complexité du monde. De fait, dans un monde soumis à une multiplicité de transformations en constante accélération (mondialisation, numérique, mutations économiques et sociales, disparition du vivant, changement climatique) il est peut-être temps de poser les questions – et fournir les réponses – autrement ».

      Sur la base de cet opus (et des contacts établis), j’aimerais vous motiver à donner une suite à ce travail essentiel pour la démocratie participative !

      Voici un bref avant-projet (orienté davantage sur les réseaux sociaux :

      Media : Structurer la connaissance : Google n’est pas une fatalité, mais Facebook une calamité !

      Cela fait 3 siècles que des media produisent de l’information !

      D’abord essentiellement du texte, puis de la photo et enfin de l’audio et de la video grâce à la maîtrise de l’espace/temps. A cela est venu s’ajouter la dimension interactive via l’explosion des réseaux et des services numériques.

        La révolution numérique n’a pas fondamentalement bouleversé les médias traditionnels. Pour eux le  numérique est devenu un moyen de produire plus, plus vite et parfois moins bien !

       L’ajout d’une publication web (hors ligne) a constitué un casse tête pour la majorité d’entre eux car elle brisait le cadre établi des fenêtres (vitesse de l’information) !

      L’ajout de blocs (peu monitorés) n’a pas modifié la ligne guide de la diffusion en direct (en ligne) du producteur au consommateur d’informations !

     Dans ces conditions, le résultat, le contenu produit n’a fait l’objet d’aucune analyse sur sa capacité à représenter à la fois le contenu et la complexité de la réalité (le contexte) !

      La ligne éditoriale des Media réalise ce qu’Albert Einstein déconseille, à savoir simplifier un problème au lieu de le rendre plus simple !

       Cette vision ne cadre pas avec le développement des réseaux sociaux !

      Si la forme de la représentation est toujours identique (du contenu), l’industrialisation est complètement différente.

     Chaque publication sur Facebook, chaque consultation via Google ou achat sur Amazon font l’objet d’un traitement qui vise à extraire des données qui puissent être élevées au niveau d’une       connaissance (le contexte de l’usager) !

      C’est un saut particulièrement important du fait qu’il crédibilise les mécanismes d’extraction de connaissances et que ces dernières assurent des revenus d’un niveau sans précédents dans l’histoire du fait notamment d’une concentration sur peu d’acteurs.

     Si les GAFA sont à même d’extraire des profils des utilisateurs (via des ontologies comme FOAF, ..) à leur propre profit, l’industrie des Media pourrait utiliser ces mêmes technologies non pas pour collecter des données privées, mais bien pour étoffer la publication sous un mode neuf à savoir l’information classique (en avant plan) et une représentation du contexte (en arrière plan), à l’identique de l’onglet «source » sur une page web !

      Les outils pour fabriquer ces extractions de connaissances sont disponibles, l’internet dispose en son sein des langages indispensables à leurs représentations (RDF & OWL) et le Linked Open Data fournit l’essentiel des protocoles pour l’interaction.

       Une telle formule offrirait de nombreux avantages sur le plan de la navigation sur l’internet, de la gestion des traductions, de la contribution à une société de la connaissance ouverte, de l’archivage !    

      Le fait de construire une représentation de la connaissance intrinsèque à un contenu d’information constituerait une offre complémentaire pour les Medias traditionnels ! Elle permettrait le traitement et la recherche en ligne (sans passer par l’intermédiaire d’un stockage/traitement par Google qui monnaie cette prestation).

     Dans ce contexte, il faut aussi analyser :

    - le concept de gratuité (payé par quelqu’un d’autre pour une bonne ou mauvaise raison) : en fait c’est un cancer ... il ruine tout le contexte d’une juste concurrence prônée par l’économie libérale !

    - la responsabilité éditoriale : dans une démocratie pouvons-nous accepter l’idée de conférer à n’importe quelle personne le droit de publier sans aucune obligation ?

    Les règles qui prévalent pour la presse pourraient être d’application : pas de censure préalable, mais un éditeur responsable et en l’absence une coresponsabilité du moyen de diffusion !

    - dans un monde globalisé à la vitesse de la lumière faut-il nécessairement accepter l’idée d’une diffusion en « direct » sur des plate-formes hors contrôle démocratique !

     Un délai de l’ordre de 5 à 10 minutes (sur la base d’un pré-traitement sémantique) devrait suffire pour éviter des dérapages particulièrement dévastateurs !

- l’internet est un concept militaire à la base, c’est un outil destiné à faciliter entre autres l’espionnage à peu de frais ! Pouvons-nous construire une société de la connaissance sur une infrastructure dont le cadre légal est à l’opposé de la réglementation des Télécommunications !

                                       Roger ROBERTS, Président de TITAN, expert UNE